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Madama Butterfly
“Gerald Finley… produces a magnificent consul, melodious and believable.” Concertonet.com
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Composer |
Giacomo Puccini |
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Libretto |
Giacosa and Illica |
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Venue and Dates |
Opéra Bastille, Paris
12, 14, 17, 20, 23, 25, 28 and 30 September, 3 and 7 October 1998
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Conductor |
Pinchas Steinberg |
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Production |
Robert Wilson Heinrich Brunke (lighting) |
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Performers |
Cio-Cio San: Michele Crider Suzuki: Enkeledjda Shkosa B.F.Pinkerton: Keith Olsen Sharpless: Gerald Finley Goro: Wolfgang Ablinger-Sperrhacke Yamadori: Stephen Salters Lo Zio: Romuald Tesarowicz Kate Pinkerton: Michele Canniccioni
Chorus & Orchestra of the Paris Opera |
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Notes |
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What the critics say
Katia Choquer for concertonet.com
http://www.concertonet.com/scripts/review.php?ID_review=376
Telle une subtile brise printanière l’orchestre de la Bastille distille des sonorités délicates et légères. Au pupitre Pinchas Steinberg, orfèvre pointilleux et inspiré d’un bijou du vérisme, Madame Butterfly. Son geste est précis et souple, il est à l’écoute des chanteurs, il utilise les nuances avec art. En echo à ce raffinement musical, la belle mise en scène, austère et hiératique, de Robert Wilson. Des gestes parcimonieux et étudiés, un décor minimaliste et surtout les sublimes lumières d’Heinrich Brunke, irisées et changeantes, constituant de multiples toiles à la Caspar David Friedrich.
Au cœur de ces précieux écrins, des chanteurs magnifiés, transportés par ces irréfutables atouts. Dans le rôle titre, Michèle Crider, qui fait ici des débuts remarqués à l’opéra de Paris. Malgré un vibrato parfois un peu trop large, une voix parfois instable, le timbre ne manque pas d’intérêt, à la fois sombre et puissant, étincelant dans l’aigu, donc idéal pour le rôle. En Suzuki, Enkelejda Shkosa est nettement moins convaincante, autant sur le plan vocal que dramatique. La chanteuse n’a pas les graves du personnage, elle ne parvient pas à imposer un véritable profil psychologique. Après un début prometteur Keith Olsen s’épuise rapidement . Sa voix y perd en rondeur et en lumière. Gerald Finley, enfin, campe un superbe consul, chantant et crédible.
Ainsi, pour cette troisième reprise, la production de Bob Wilson tient toujours ses magistrales promesses, nous permettant de passer une soirée mémorable. Cela n’est pas si fréquent.